Résumé : Des milliers de colons humains ont trouvé refuge sur Pern, une planète très riche semblable à la Terre. Ils souhaitent y créer une société égalitaire et pastorale, et décident de laisser derrière eux toute forme de technologie. Les hommes decouvrent peu à peu qu\’ils ne sont pas seuls : sur Pern, vivent de grands lézards qui ressemblent aux dragons des légendes, et des dauphins très intelligents avec lesquels ils vivront en harmonie. Mais après des décennies de vie paisible, les Pernais devront affronter une incroyable menace venue de l\’espace : les Fils. Ces filaments tombent du ciel et détruisent tout sur leur passage. Et ce, tous les 150 ans, tel un cycle infernal. Les hommes parviennent alors à chevaucher les dragons pour détruire les Fils.
Avis : Après un bout de temps à jeter des coups d\’oeil intéressés vers la célèbre saga de science-fantasy La Ballade de Pern, j\’ai enfin pris le temps de découvrir l\’univers d\’Anne McCaffrey. Cette intégrale est composée de trois tomes : L\’aube des dragons, Les dauphins de Pern et L\’oeil du dragon. D\’après ce que j\’ai pu voir, l\’ordre de parution initial des tomes n\’est pas respecté, l\’éditeur a préféré privilégier un aspect chronologique vis-à-vis de l\’univers de Pern.
Alors, au final, que penser de cette entrée en matière ? En premier lieu, il faut dire que, en regard du renom de cette saga, j\’ai été plutôt déçue du voyage. Les trois tomes se résument au récit de l\’évolution de la population pernaise. On s\’attarde donc sur la manière dont les colons s\’installent, sur leur découverte du monde et leur redécouverte de choses oubliées, sur leur avancée dans la colonisation du territoire. Certes, le monde présenté au lecteur est riche, bien imaginé, documenté, les descriptions sont précises et logiques ; Anne McCaffrey décrit à merveille un nouveau monde qui possède ses propres lois, ses espèces, un peuple qui se bat pour s\’adapter, avec ingéniosité, à un monde qui se révèle plus hostile qu\’ils ne le pensaient.
Le problème majeur réside dans le fil rouge des trois tomes : dans chacun des trois, aucune véritable intrigue n\’est développée. On raconte l\’histoire de Pern, et c\’est tout. Concernant le premier tome, L\’aube des dragons, ce souci passe très bien. L\’auteur raconte une installation, la découverte des dragons, les découvertes des colons. Bon. Mais le phénomène se renouvelle également pour les deux tomes suivants. Ce n\’est pas inintéressants, mais à la longue – l\’intégrale comporte plus de 1200 pages – , ça devient lassant.
Deuxième souci majeur : le traitement des personnages. Ce même défaut qui m\’avait fait ne pas aimer du tout la saga des Hérauts de Valdemar : les gentils sont vertueux, beaux, généreux et j\’en passe. Les méchants sont souvent moches, fourbes, sadiques… et surtout, on a l\’impression que c\’est une tare qui se transmet (on retrouve souvent des méchants dans les descendants des méchants des premiers tomes). Bref, c\’est fort ennuyeux, parce que cette vision totalement simpliste et bien trop tranchée du bien et du mal empêche un vrai développement de la psyché des personnages. Aucun d\’eux n\’est ambigu, ne se pose de questions sur ses actes.
Certains personnages censés être adultes ont de vrais comportements de gamins immature, se posent des questions totalement futiles (je me suis fait blesser, c\’est ridicule, est-ce que mon conjoint m\’aime toujours ?). Et ce sont les dirigeants qui représentent les personnes \ »censées\ ». Les relations hommes-femmes sont déplorables, on sent parfois des relents paternalistes par vraiment appréciables ; pour exemple, une des femmes dirigeante du roman, Zulaya, n\’autorise son conjoint à le devenir que quand il donne une pleine démonstration de sa virilité en la \ »forçant\ » à l\’embrasser. On se pose également des questions sur les relations des gens involontaire, puisqu\’il apparaît que ce sont les couples de dragons qui déterminent des relations entre les maîtres.
Enfin, certaines idées véhiculées dans le dernier tome, L\’oeil du dragon, ne m\’ont pas plu du tout et ont achevé de me décourager totalement de poursuivre ma découverte de Pern. En plus de cela, malgré les rééditions dont les tomes de Pern ont sûrement dû faire l\’objet, mon ouvrage comportait un nombre non négligeable de coquilles et de tournures syntaxiques bizarres.
En somme, un livre qui j\’ai apprécié uniquement pour l\’univers développé, et les aspects \ »scientifiques\ » développés par l\’auteure. En revanche, les personnages simplistes, les intrigues inexistantes et les idées un peu douteuses ne m\’ont pas du tout convaincue. La Ballade de Pern est sans doute très connue, mais j\’ai personnellement trouvé l\’ensemble très moyen. Divertissant, mais pas indispensable…
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| Bof… |