Publié dans Fantasy, PLIB 2022, Science-fiction, Steampunk

Les loups de Prusse – Eric Cazenave #PLIB2022

De quoi ça parle ?

Paris, 1888. Au cœur de la révolution industrielle, humains et vampires vivent en bonne intelligence dans un univers alternatif où le fleuron de la technologie à vapeur côtoie la magie.

L’inspecteur Armand Chasseloup de la brigade spéciale de la Sûreté enquête sur le meurtre sordide d’un politicien véreux. Comme lui, la victime était un vampire. Tout semble accuser la prostituée avec qui il a passé la nuit. Mais cette dernière est introuvable. Antoine de Beauterne est un vétéran des guerres franco-allemandes. Son corps bardé de prothèses mécaniques a gardé les stigmates des champs de bataille qu’il a longtemps fréquentés. Le vieux soldat reprend du service lorsque la fille d’un ancien frère d’armes lui demande de retrouver sa sœur disparue dans des circonstances mystérieuses. Les chemins des deux hommes finiront par se croiser. Ensemble, ils vont tenter de découvrir la vérité entre complot anarchiste, bacchanales sanglantes et conspiration de l’Église. Mais rien dans ce monde n’est ce qu’il semble être. Et la plus sombre des sorcelleries pourrait bien être à l’origine de tout.

Et c’est bien ?

Alors alors ; plein de choses à dire sur cette lecture, foisonnante, parfois peut-être un peu trop, de laquelle je ressors… mitigée mais positive.

Mon premier contact avec le texte a été particulièrement enthousiaste. A priori, en raison des éléments évoqués dans la quatrième de couverture ; les uchronies, le steampunk, les loups-garous, les vampires, un Paris alternatif… autant d’ingrédients qui me mettent l’eau à la bouche. Je ne suis pas une habituée des textes clin d’oeil à l’univers lovecraftien, mais en sus des éléments suscités, le mélange me faisait bien envie.

Mon début de lecture a été particulièrement agréable, porté par un style dynamique, le texte tient la route. Le rythme est bien équilibré entre les parties qui installent le lecteur dans l’univers et l’action. L’atmosphère est glauque et correspond plutôt bien aux tons de la couverture, on a une impression de brouillard, de fog et de suie qui saupoudrent l’ensemble. Les personnages sont variés, et leur profil m’est rapidement devenu attachant. Je crois que j’ai un gros faible pour Chasseloup et Beauterne, ainsi que pour Rouvier. Les clins d’oeil historiques sont très intéressants, placés ponctuellement sans que cela devienne envahissant pour l’histoire et proposent des anecdotes pas forcément connues. Le dosage est nickel.

La seconde moitié du livre m’a été un peu plus difficile et j’ai connu un moment de pédalage dans la semoule. Le rythme du texte devient plus aléatoire, l’histoire avance beaucoup à coup d’ellipses et de dialogues et j’avoue que cela a contribué à baisser un peu mon intérêt, cela combiné au sentiment que l’histoire part un peu dans tous les sens. Des personnages arrivent de partout, plein d’événements surviennent, ça court dans tous les sens et nous, lecteur, on est baladé d’un point de vue à un autre ; cela m’a donné une impression de grande confusion. Certes, cela correspond aussi à ce qui se passe, savoir que c’est un peu le foutoir dans les rues de Paris, mais narrativement parlant j’ai eu du mal à suivre et j’aurais sans doute préféré un peu moins de sautes dans les points de vue différents.

Quelques petites incohérences, pas bien méchantes, pointent le bout de leur nez ; un personnage, Bernard de Caux (personnage qui m’a bien rappelé celui de Las Casas dans Le Bâtard de Kosigan. Bon, on est sur de l’Inquisiteur pas gentil, ça aide un peu ^^) raconte l’histoire de Chasseloup, donc fatalement d’un point de vue parcellaire, le problème c’est que cette histoire, rapportée donc, est narrée du point de vu de Chasseloup. Comme si de Caux avait eu vent des dialogues et des événements dans les moindres détails. Et je regrette un peu les coups de foudre qui arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe – heureusement, en dehors de cet aspect incongru, cela ne prend pas du tout le pas sur l’histoire principale.

Malgré ces petits couacs, les derniers chapitres proposent des éléments très intéressants, et notamment une utilisation de l’univers lovecraftien bien plus intéressante que reprendre simplement la mythologie et les tentacules que l’on y trouve. J’ai retrouvé le rythme équilibré et soutenu du début et j’ai difficilement lâché l’ouvrage sur le dernier quart.

Lecture mitigée, mais néanmoins positive donc. Il s’agit d’un premier roman, et malgré les quelques faiblesses soulevées, l’auteur a un univers, une plume, des personnages très intéressants qu’il me plairait de suivre et de voir évoluer.

Note : 3.5 sur 5.
Publié dans Fantastique, Fantasy, Science-fiction, Young Adult

Villa Anima – Mathilde Madras #PLIB2022

De quoi ça parle ?

Lorsque les portes massives de la Villa Anima se referment derrière elle, Magdalène a le sentiment d’être engloutie par un monstre. Mais dans cet endroit mythique foulé par les plus grands elle ne peut se retourner si elle veut atteindre son objectif : remporter la première épreuve de l’Esprit, celle de l’écharpe verte. Un simple morceau de soie qui lui octroierait un statut dans la société, alors qu’elle est une femme, ainsi que le droit de mettre un terme à cette grossesse qu’elle ne désire pas du haut de ses seize ans. Quelle sera la nature du défi à relever ? Nécessite-t-il, comme on le dit, des aptitudes spirituelles hors du commun ? Magda se prépare comme elle peut entre ces murs où elle assiste à d’étranges phénomènes, allant jusqu’à se demander si son esprit lui joue des tours… ou si quelqu’un ne souhaiterait pas la détourner de son projet. Le méprisant maître de cérémonie peut-être, devant lequel elle peine à étouffer une ambition nouvelle. Car, si elle parvient à obtenir la première épreuve, pourquoi s’arrêterait-elle en chemin ?

Et c’est bien ?

D’ordinaire peu attirée par ce qui est classé young adult, je me suis laissée convaincre par un élément du résumé, celui de mettre fin à une grossesse, en prenant le parti de passer outre et d’accepter les éléments qui d’ordinaire ne me plaisent pas dans ce genre d’ouvrage. Dans un texte destiné aux adolescents, sur un thème souvent sensible, j’ai voulu aller voir ce qui était ici proposé. L’ouvrage s’ouvre sur un univers typique de la dystopie young adult : des pauvres, opprimés par les castes supérieures d’une société bien compartimentée, une héroïne adolescente qui va questionner et remettre en cause l’ordre des choses.

Les personnages sont au premier abord plutôt sympathiques ; Magda, la jeune femme différente parce que sa mère est originaire du sud et porteuse d’idées sociales novatrices, sa maman soutenante, ses soeurs, et jusqu’à son amoureux, Abel. La langue est belle, il y a une vraie qualité narrative et les idées glissées ici et là sur la libre disposition du corps des femmes et leur condition sociale sont intéressantes. Néanmoins là où le bât blesse, et ce durant tout le livre, c’est dans la mise en scène de ces idées.

Si j’adhère totalement aux messages, Magda m’a paru en décalage complet entre la jeune femme débutant dans la vie, et sa conception très analytique et réfléchie des droits des femmes. Non que je mette en doute qu’à 16 ans on puisse être féministe, néanmoins la jeune femme semble avoir vécu des processus de pensée féministe de manière assez fulgurante, et du coup pas vraiment crédibles – on sent bien que l’autrice a glissé des éléments qui lui tenaient à coeur, ici de manière que j’ai trouvée au final assez artificielle. Cela aurait pu passer si d’autres travers n’étaient pas venus s’ajouter à ce tableau.

Les personnages qui entourent Magda m’ont paru manquer de consistance. Magda devient le seul point de mire. Les épreuves ressemblent à des passages de jeux vidéo. Et certains éléments font irruption dans l’histoire de manière totalement impromptue, comme des éléments fantastique, voire carrément fantasy qui viennent brusquement expliquer des éléments en fin d’ouvrage. Pour une histoire qui se veut initialement dystopique, avec des idées qui pourraient induire une remise en cause sociétale, on bascule à certains moments dans la magie, tout en se demandant ce que ces éléments viennent faire ici.

Certaines idées, comme l’homosexualité, et surtout la manière dont elle est présentée, paraissent incongrues et incohérentes dans une société patriarcale telle que décrite. On passe complètement à côté de la remise en cause du monde telle que laissée entrevoir au départ, avec le sentiment que le livre s’arrête là où il aurait dû commencer. Les thèmes de départ, sur les femmes, l’avortement et le droit au corps, le droit d’évoluer comme on le souhaite dans la société, sont totalement évacués. J’ai finalement le sentiment que l’autrice avait plein d’envies et d’idées pour le texte et a fini par tout entasser comme elle a pu. C’est dommage, parce qu’en dehors de ces aspects, il y a une vraie qualité de plume et, honnêtement et en dépit des incohérences, je ne peux pas dire que je me suis ennuyée. Il y a un côté très fluide, une bonne dynamique de narration. Il est juste dommage que les idées de départ, très prometteuses, retombent comme un soufflé à l’arrivée.

A lire si vous recherchez une aventure avec des épreuves et une héroïne qui réussit. A éviter si vous pensez lire un livre pour réfléchir un peu sur la société, vous risquez d’être déçu.e.

Merci aux éditions Gulfstream de m’avoir permis cette lecture dans le cadre du PLIB.

Note : 2.5 sur 5.
Publié dans PLIB 2022, Policier, Science-fiction

Trackés – Christophe Nicolas #PLIB2022

De quoi ça parle ?

France, pays des droits de l’homme et du citoyen. Dans un climat de tensions sociales, un célèbre journaliste et lanceur d’alerte est froidement exécuté dans son appartement parisien.

Sur les lieux du crime, alors que certains concluent déjà à un acte terroriste, la capitaine de police Florence Roche exige d’être chargée de l’enquête. Placardisée pour raisons politiques, elle est déterminée à découvrir la vérité, quitte à ce que celle-ci déplaise à sa hiérarchie.

La policière trouve une alliée naturelle en Julia, fille du journaliste, mêlée malgré elle à l’affaire lorsqu’une des sources de son père la contacte, et la pousse dans les rouages d’une machination qui pourrait ébranler jusqu’aux fondations de notre démocratie.

Et c’est bien ?

Une enquête sympathique qui m’a laissée un peu mitigée sur certains aspects, et enthousiaste par d’autres. Le lecteur fait connaissance avec un journaliste militant, investi dans la lutte politique et contre la société de surveillance orchestrée par les géants du numérique.

Dès le départ, on sent que l’auteur met beaucoup de sujets qui lui tiennent à coeur dans le texte. On reconnaît bien vite les personnalités et événements, dont les noms ont été changés, mais aux résonances familières. Si j’ai apprécié ces parallèles à peine masqués, j’ai trouvé, à un moment donné, que l’auteur en mettait trop. Certes tout est lié, mais l’ensemble finit par donner une impression un peu fourre-tout et maladroite. L’auteur est documenté et militant sur la question, j’adhère aux propos qu’il avance… mais je n’ai pu m’empêcher de ressentir une sensation de « trop ». Idem sur la société de l’information, l’auteur apporte plein de billes et on sent que le sujet lui est familier. Peut-être y ai-je été peu réceptive parce que déjà sensibilisée à ces aspects – et peut-être aussi déjà un rien désabusée, voire résignée.

Pourtant c’est aussi le propos du livre, et j’ai apprécié certains éclairages apportés, glissés au gré de l’enquête, notamment celui des gens qui, blasés, ne font plus attention aux données qu’ils laissent à la merci des géants du web puisque le mal est fait, la panoptique, que je ne connaissais pas. Malgré le portrait assez sombre dressé par l’auteur, j’ai beaucoup apprécié qu’il donne malgré tout des éléments pour avancer et ne pas se laisser submerger. J’ai aussi un instant craint, à la fin, un discours désabusé sur la politique, le vote, la manifestation comme outil de lutte, mais j’ai beaucoup, beaucoup apprécié le message transmis, message d’espoir qui, dans ma lassitude, m’a un peu poussée à me réveiller sur ces sujets.

L’enquête, en elle-même, n’est presque qu’un prétexte pour traiter ces thèmes et les mettre à disposition du lecteur. J’ai apprécié les personnages, sympathiques, mais relativement classiques dans leur schéma de personnage de texte policier, idem pour le déroulé de l’enquête. L’aspect anticipation est vraiment léger pour permettre de donner corps aux idées défendues.

En soit, je sors donc de cette lecture plutôt mitigée mais positive malgré tout. Si la forme m’a paru un peu déjà vue, en revanche le fond, la démarche et les messages transmis m’ont beaucoup plu, et rendu la lecture très sympathique.

Publié dans Fantastique, Fantasy, PLIB 2022, Science-fiction

PLIB 2022

Bonjour à tous et à toutes !

J’ai le plaisir de vous annoncer que le blog participe cette année en tant que juré au PLIB 2022. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit du Prix Littéraire de l’Imaginaire Booksphère, qui réunit les bloggers, youtubers et instagramers autour des ouvrages de l’imaginaire francophones parus en 2021. Qui dit imaginaire francophone dit forcément SF Elfette dans les parages ^^

Le prix se déroule en plusieurs phases, la première d’entre elles ayant lieu dans quelques jours. Parmi une liste des parutions, les jurés sont invités à faire une première sélection de 80 titres. Je vous propose donc de découvrir les 80 titres que j’ai retenus parmi cette sélection.

A partir du 19 octobre, les 80 sélectionnés seront annoncés, et à partir de ces 80 titres, il faudra à nouveau en sélectionner 25. Choix difficile s’il en est car impossible de tout lire. En ce qui me concerne, vous avez dans cet article un mix d’auteurs et autrices, de maisons d’édition et de résumés qui me parlent. Evidemment, pas mal de titres sont venus s’ajouter à ma liste de potentiels futurs achats.

Certains figurent déjà dans ma pile de lecture, comme Avant 7 jours, de Nelly Chadour, Le sang de la Cité de Guillaume Chamanadjian, Cobrastar, de Thomas Bois, Trackés, de Christophe Nicolas. Les loups de Prusse, d’Eric Cazenave, et Obsolètes, d’Alexis Marzocco, devraient arriver sous peu dans mes étagères. Certains auteurs comme Jean-Laurent del Socorro ou Elise Fontenaille, ou des éditeurs comme Critic font partie pour moi des valeurs sûres.

Voilà pour cette première sélection. Je ferai sûrement des petits points tout au long de l’année, pour vous tenir au courant de l’avancée du prix et des découvertes que j’y ai faites, ainsi que des retours de lecture qui entrent dans le cadre de cet événement. N’hésitez pas à réagir. Si vous êtes curieux, curieuse et que vous souhaitez jeter un oeil à l’intégralité des titres présents, c’est par ici.

Publié dans Coups de coeur, Fantasy, Science-fiction

Gideon the Ninth – Tamsyn Muir

De quoi ça parle ?

Drearburh, planète inhospitalière, siège de la Neuvième Maison et lieu gardien de la Tombe Scellée. Gideon s’apprête à fuir ce lieu, où elle a été élevée parmi des nonnes peu amènes, des nécromanciens décrépis et une flopée de squelettes et de corps réanimés. C’est sans compter Harrowhark, son ennemie de toujours et héritière de la Maison, qui l’entraîne avec elle dans un périple non sans danger. Si elle veut recouvrer la liberté à laquelle elle aspire, Gideon devra, grâce à ses qualités exceptionnelles d’épéiste, assister Harrowhark dans le défi que l’Empereur vient de lancer aux représentants des neuf Maisons. Parmi ces représentants, un seul aura le privilège de devenir un Licteur, serviteur immortel de l’Empereur.

Et c’est bien ?

Je spoile ma chronique dès le début, mais je suis tellement enthousiaste qu’il faut bien que je l’avoue d’emblée : Gideon the Ninth vient de joyeusement kicker mes coups de coeur 2021. Tout est là. L’ambiance, les personnages, l’originalité, les rebondissements, et jusqu’à la fin, l’autrice propose un texte qui vaut le détour.

Dès les premières pages, on ne peut qu’être séduit.e par le personnage de Gideon. Irrévérencieuse et rebelle, la jeune femme est le centre de dialogues délicieusement sarcastiques. Le monde dans lequel elle évolue est réellement une nouveauté pour moi, et l’autrice sait mettre en scène l’atmosphère générale. On est sur une planète de nécromanciens. c’est sombre, ça sent la poussière et ça cliquète de partout à cause des ossements réanimés. On prend plaisir, par l’entremise de Gideon, à railler certains personnages secondaires pas piqués des vers (ahah !), comme Crux, le vieux bras droit décati de Harrowhark ou les odieuses grand-tantes de cette dernière.

Le travail de construction du récit est fin, le relation entre les personnages travaillées. C’est ce qui fait que, bien qu’ennemie d’enfance de Gideon, on ne déteste jamais complètement Harrowhark. L’autrice n’en fait pas la vilaine antithèse de l’héroïne mais propose une relation complexe, dans laquelle une joyeuse rivalité vache vient masquer les blessures de chacune. L’évolution de cette relation est vraiment une des grandes réussites de ce livre.

Le défi proposé par l’Empereur et les enjeux des différents rebondissements sont dévoilés peu à peu. Comme Gideon et les autres participants au défi, le lecteur est longtemps laissé dans le flou. Le palais de Canaan, où se déroule le défi, est un vaste labyrinthe que j’ai pris plaisir à découvrir et explorer pour en comprendre les mystères ; car c’est un véritable jeu d’enquête, et même d’énigmes que nous livre Tamsyn Muir.

Les personnages que côtoient nos deux héroïnes ne sont pas en reste côté charisme et attachement. De la faible et malade Dulcinea aux mystérieuses jumelles, Ianthe et Coronabeth, en passant par les adorables Magnus et Abigaïl ou les attachants Camilla et Palamedes, je me suis investie dans chacun des personnages.

L’autrice offre de sacrés rebondissements et découvertes, sans temps mort. Jusqu’au bout je me suis bien rongé les ongles dans l’attente du dénouement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la suite sera obligatoirement au rendez-vous !

Enfin, je ne peux vous quitter sans un mot pour la couverture. C’est toujours un truc qui m’agace un peu, le sujet de la couverture, parce que ce n’est, pour moi, pas un indice fiable de ce que je vais trouver dans un livre. M’enfin là j’étais quasiment obligée d’être cliente, avec une illustration aussi joyeusement rock’n’roll et une recommandation de Charles Stross, en prime. Pour une fois, je dois bien l’avouer, la couverture est vachement représentative de ce que j’ai trouvé derrière. Un récit joyeusement barré, des héroïnes badass pour de vrai, et une histoire qu’on ne lâche pas.

Pour ceux qui ne lisent pas en VO, il semble qu’Actes Sud ait acheté les droits au début de cette année 2021. Je ne peux que vous encourager à foncer quand la traduction verra le jour. Et pour tous les autres, ne surtout pas hésiter. Une chose est sûre : les nécromanciens, ça roxxe ;D

Note : 5 sur 5.