Le lecteur retrouve donc Nicolas, Violaine, Claire et Arthur, qui vivent dans les sous-sols de Paris et cherchent désormais à trouver pourquoi les événements survenus sur la Lune sont si importants, et surtout, se cherchent eux-mêmes, à comprendre qui ils sont et d\’où proviennent leurs pouvoirs. Si le style de l\’auteur est toujours aussi fluide et agréable à lire, la trame, en revanche, comporte divers points qui laissent plutôt sceptique. Le lecteur suit donc les aventures des enfants, qui vont trouver le moyen d\’aller en Angleterre interroger un vieil homme, soit, pourquoi pas. Puis, les 4 enfants vont partie pour le Chili, à la poursuite d\’un improbable secret templier (la piste leur aura été fournie par le vieil homme).
Là, il faut dire que les choses prennent une tournure un peu moins crédible. Quatre mômes paumés et recherchés prennent l\’avion pour un voyage outre-atlantique passe déjà un peu moyennement à mes yeux. Erik L\’Homme tourne certes les choses de manière crédible, mais on est en droit de rester dubitatif. Mais le plus décevant restera sans doute l\’apparition desdits templiers, d\’une théorie du complot et d\’agences américaines \ »méga-secrètes\ » assez peu crédibles, et surtout, un peu \ »too much\ ».
En dehors de la trame qui se délite, le lecteur aura tout de même le plaisir de retrouver Clarence, un mercenaire dont on ne comprend pas très bien d\’où il tient ses ordres, mais qui semble protéger de loin les quatre enfants. Le personnage est bien construit, charismatique, et le lecteur prendra plaisir à le retrouver. En revanche, à nouveau, quelques petits problèmes surgissent au niveau du comportement des enfants, et surtout de Violaine et de ses sautes d\’humeur, vraisemblablement liées à son pouvoir ; explication qui une fois de plus, n\’aura pas vraiment convaincu votre humble chroniqueuse.
En somme, l\’histoire tient plus ou moins la route, les personnages sont plus ou moins crédibles. Il n\’y a certes pas de réelle déception à la lecture de ce deuxième tome, en revanche, il y a ce que j\’appelle de trop nombreux \ »claquements de doigts narratifs\ ». Les rebondissements maintiennent l\’attention du lecteur et l\’histoire est plaisante, mais dans l\’ensemble, plus on avance dans l\’histoire, plus on a l\’impression que ce qui donne à la trame de base sa crédibilité se délite peu à peu.







