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| Coup de coeur |
Auteur : SF Elfette
La Trilogie de la Poussière, tome 1 : La Belle Sauvage – Philip Pullman
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| Coup de coeur |
Cell 7 – Kerry Drewery
Un bouquin récupéré un peu par hasard, et au final je dois dire que j\’ai été très agréablement surprise.
Il s\’agit d\’une histoire en 7 chapitres. 7 parties pour les 7 derniers jours de Martha, adolescente de 16 ans accusée du meurtre de Jackson Paige, star parmi les stars. Dans cette société, juge, avocats, tribunaux se sont effacés au profit d\’une \ »justice\ » qui donne la voix à tout le monde : la télé-réalité. Par l\’intermédiaire de shows télévisés, tous les soirs, les animateurs présentent l\’accusé et les éléments à charge/.Et si, au bout des 7 jours, l\’accusé est considéré coupable, alors la chaise électrique l\’attend. Seulement, au milieu du marasme, seule Eve Stanton, ex-avocate, désormais conseillère auprès des accusés, trouve que Martha s\’est accusée du meurtre avec un peu trop de conviction.
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Alors certes, il ne s\’agit pas d\’une dystopie hyper fine. D\’ailleurs, c\’est souvent pour cela que j\’ai beaucoup de mal avec les dystopiesdites \ »young adult\ ». Mais par la proximité que cette histoire induit avec les personnages et les paroles placées dans la bouche des héro.ïne.s, je le trouve vraiment très approprié pour aborder et mettre en exergue l\’absurdité de la peine de mort.
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D\’un bout à l\’autre de l\’ouvrage, on suit Martha et ses souvenirs, Eve et sa lutte désespérée pour tenter de trouver des preuves et changer le cours des événements, l\’émission… Et jusqu\’au bout, on se ronge les ongles de savoir si oui ou non Martha sera exécutée. Le fonctionnement par flashback fonctionne bien et permet de retracer ce qui est arrivé à la jeune accusée.
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Durant le dernier tiers, il m\’a été impossible de lâcher le livre – ce qui ne m\’était pas arrivé depuis longtemps – , et même si certains éléments finaux sont un peu gros ou un poil trop mélodramatiques, l\’ensemble est mené avec brio.
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Une très bonne surprise. Je ne sais pas si je lirai la suite. Le livre se termine de telle manière que je crains un raté. Je préfère considérer les dernières pages comme une fin ouverte ^^
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| Sympa |
Le vieil homme et la guerre – John Scalzi
Avis : Un ouvrage sur lequel j\’ai lu plein d\’éloges depuis sa sortie. Je l\’ai enfin lu. Si je peux dire que je l\’ai refermé sur un ressenti positif, j\’ai trouvé le livre globalement en dents de scie.
La première moitié m\’a paru laborieuse pour plusieurs raisons. Le ton adopté, tout d\’abord, reflet des états d\’âme de John Perry – ton très relâché, et parsemé d\’un humour qui me fait à peine sourire. Le style est très fluide, mais je l\’ai aussi trouvé relativement aseptisé. Les débuts du héros à l\’école militaire reflète tout ce que je n\’aime pas dans les oeuvres qui mettent en scène des militaires – l\’auteur prend même la peine d\’écrire, dans la bouche de l\’un de ses personnages, que ça ne sera pas cliché. Je ne sais pas si c\’est de l\’humour (que je n\’ai pas trouvé drôle), mais on est malheureusement tombé en plein dedans.
J\’ai trouvé ce livre et ses personnages particulièrement bavards, au point que ça m\’a plus d\’une fois agacée. Tout est expliqué, et ça parle et ça parle et ça parle. J\’ai trouvé la proportion dialogues – narration déséquilibrée, et pas pour le bien de l\’ouvrage.
Les personnages sont sympathiques… mais manquent d\’un petit quelque chose qui les rendrait plus proches du lecteur. Les amis que John se fait juste avant d\’entrer dans l\’armée sont à peine esquissés. Si quelque sympathie pour l\’un ou l\’autre peut survenir – j\’ai notamment plutôt apprécié Alan -, ils sont tellement peu exploités qu\’on en aperçoit pas grand-chose. De même que l\’on croise des gens, des soldats… mais en dehors de John, difficile de sentir s\’étoffer un vivier de personnages.
Enfin, John lui-même. Certes, je l\’ai plutôt apprécié, mais je ne le trouve pas raccord avec lui-même. On lui permet de vivre une seconde vie, certes. Mais reste qu\’il a soixante-quinze ans de vie derrière lui, soixante-quinze ans d\’expérience – d\’une certaine sagesse ? – que l\’on n\’a pas à vingt ou trente ans. J\’ai trouvé que cet aspect ne transparaissait pas du tout dans sa mentalité. Le héros paraît vingt ou trente ans de mentalité. Cette particularité du personnage aurait pu être intéressante à exploiter, d\’autant que cette seconde vie est la base de l\’histoire. J\’ai clairement trouvé que l\’auteur avait raté un truc de ce point de vue. Et ce que je dis pour John est aussi valable pour les troupes dans lesquelles il s\’engage. Dommage.
Bon. Ceci dit, je râle, je râle comme je sais si bien faire. Cependant, comme je l\’ai dit plus haut, j\’ai refermé le livre sur un ressenti plutôt positif. La deuxième partie est bien plus pêchue et, au moins, on laisse de côté le défilement ultra-rapide des débuts de l\’histoire pour accrocher davantage quelque chose. C\’est là que quelques personnages gagnent un peu en épaisseur. C\’est là que plusieurs fils à peine esquissés jusque là par l\’auteur prennent sens, et de manière intéressante – tout l\’arrière-fond avec les Consus notamment.
C\’est là aussi que des révélations sont faites – même si je vous avoue que la surprise n\’est guère surprenante ; avec un peu d\’attention, on voit la chose arriver à grand pas dès le premier quart du bouquin.
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| Sympa |
Rois du monde, tome 1 : Même pas mort – Jean-Philippe Jaworski
J\’ai aimé ce constant jeu sur les frontières, les seuils, les limites entre les mondes, ceux de la vie et de la mort, du rêve et de la réalité. J\’ai aimé les femmes de ce roman, qui ne s\’en laissent pas compter, loin de là. J\’ai aimé la fin, la clôture inattendue de l\’ouvrage.
Un ouvrage emplit de féerie et dont on ressort cotonneux, avec l\’impression de sortir d\’un songe un peu moite, sans plus trop savoir nous-même ou l\’on en est.
A découvrir de toute urgence.
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