Publié dans Fantasy

Rois du monde, tome 1 : Même pas mort – Jean-Philippe Jaworski

 

Résumé :  Je m\’appelle Bellovèse, fils de Sacrovèse, roi des Turons. Pendant la guerre des Sangliers, le haut roi, mon oncle Ambigat, a tué mon père. Ma mère, mon frère et moi avons été exilés au fond du royaume biturige. Parce que nous étions de son sang, parce qu\’il n\’est guère glorieux de tuer des enfants, Ambigat nous a épargnés. Le temps a suivi son cours. Nous avons grandi. Alors mon oncle s\’est souvenu de nous. Il a voulu régler ce vieux problème : il nous a envoyés, mon frère et moi, guerroyer contre les Ambrones. Dès le début des combats, nous nous sommes jetés au milieu du péril, et je suis tombé dans un fourré de lances. Mais l\’impensable s\’est produit : je ne suis pas mort.
Avis :  Une petite relecture qui ne fait pas de mal avant de me lancer dans le tome 2. Avec une trame aussi dense, Même pas mort exigeait que je me remette dans le bain. C\’est chose faite, et je ressors de cette immersion tout aussi émerveillée que lors de la première fois. 
J\’ai aimé cette immersion dans un monde celte brumeux et verdoyant, inquiétant, peuplé de dieux, d\’hommes-bêtes, de légendes. J\’ai aimé la finesse et les jeux narratifs déployés par l\’auteur. Plus on a l\’impression de se perdre dans les méandres de l\’histoire de Bellovèse, et plus on est émerveillé de voir les fils se réunir en un seul à la fin. 

J\’ai aimé ce constant jeu sur les frontières, les seuils, les limites entre les mondes, ceux de la vie et de la mort, du rêve et de la réalité. J\’ai aimé les femmes de ce roman, qui ne s\’en laissent pas compter, loin de là. J\’ai aimé la fin, la clôture inattendue de l\’ouvrage.

Un ouvrage emplit de féerie et dont on ressort cotonneux, avec l\’impression de sortir d\’un songe un peu moite, sans plus trop savoir nous-même ou l\’on en est.

A découvrir de toute urgence.

Coup de coeur

Publié dans Fantasy

Les Dieux Sauvages, tomes 1 & 2 – Lionel Davoust

 Tome 1 : La Messagère du Ciel
 Résumé : Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d\’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d\’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.

Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l\’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l\’espoir de tout un peuple.

Tome 2 : Le Verrou du Fleuve
Résumé : Le royaume de Rhovelle représente l\’ultime rempart contre l\’avancée de l\’armée démoniaque, mi-chair mi-machine, du dieu Aska. Au sein de la Rhovelle, une ville : Loered, dite le Verrou du Fleuve, qui contrôle l\’accès au fleuve sacré Aÿs. Qui contrôle Loered contrôle le fleuve ; qui contrôle le fleuve contrôle la Rhovelle.Mériane, la Messagère du Ciel, a difficilement rassemblé une colonne de ravitaillement à destination de Loered assiégée par les Askalites. Mais une femme, une serfe, une paria, n\’a pas voix au chapitre dans un monde d\’hommes, fût-elle l\’envoyée du grand dieu Wer. Et avant même de défier l\’Armée de la Nuit, il lui faudra conquérir le coeur de ses pairs, affrontant d\’un même ensemble les préjugés de tout un peuple et les pièges du dieu-démon. Sur la route du Verrou du Fleuve, son mythe s\’écrira avant tout dans le sang, la terreur et la peine.
Avis : Il est des livres qui, quand on les referme, vous ont inspiré tellement de choses que vous ne savez ni par où commencer, ni comment traduire en mots tous les sentiments qui ont bouillonné en vous pendant la lecture. C\’est pour cela que je n\’ai jamais chroniqué le tome 1 des Dieux Sauvages. Je viens ce jour de tourner – à mon grand regret – la dernière page du tome 2, et je me dis que je ne peux pas ne pas parler de cette chouette saga. 
Car Les Dieux Sauvages, c\’est pour moi actuellement une des meilleures sagas de fantasy actuelles. J\’avais découvert Evanégyre à travers La Volonté du Dragon quelques années auparavant, et j\’ai été totalement séduite par l\’univers, l\’artech et ce que nous en faisait apercevoir Lionel Davoust. J\’ai été plus que ravie de redécouvrir cet univers à travers les aventures de Mériane.
Comment décrire ce que j\’ai ressenti lors de cette lecture ? Jubilation devant cet univers mi-fantasy mi-post-apo, devant ces histoires d\’Anomalies, d\’animaux dangereusement corrompus par une magie ancienne, de dieux guerriers. Fascination et angoisse face aux créations bien flippantes d\’Aska, de Daphn et de Ganner. Car ce qui se dégage des Dieux Sauvages, c\’est une ambiance noire, glaçante, qui prend aux tripes, et des temps de suspens aux limites du supportable. Mais le coup très fort, c\’est que l\’auteur sait parfois glisser quelques facéties qui viennent détendre un peu l\’atmosphère (le dieu Wer qui s\’écrie \ »grâce de Moi-même\ » m\’a plus d\’une fois fait ricaner). 
Les premières pages du premier tome mettent un peu de temps à brosser le décor, mais ce n\’est que pour mieux nous y plonger. Les personnages sont particulièrement bien campés ; de la buttée Mériane à Léopol, Croisé de Wer particulièrement à cheval sur la foi ; du suave mais inquiétant Ganner à la sadique Daphn ; du sympathique Luhac de Rovelle à la courageuse Izara ; des gentils aux méchants, le lecteur s\’attache aux pas de chacun.e avec plaisir, curiosité, répugnance parfois (aaah Daphn, combien de fois j\’ai été à la fois pressée, horrifiée et en même temps fascinée de lire ses chapitres…).
Là où le tome 1 narre les débuts de Mériane en tant que Messagère, le tome 2 raconte la défense du Verrou du Fleuve, ville d\’une importance capitale. Il s\’agit donc du récit d\’un siège et d\’une bataille. L\’espace d\’un moment je me suis sentie comme quand j\’étais gamine, lorsque je lisais avec fébrilité les préparatifs de bataille du Rohan et du Gondor avant la bataille de la Porte Noire : rongeage d\’ongles et excitation totale dans l\’attente du moment M. Et un moment qui défouraille, qui vous embarque, qui vous entraîne aux côtés de Mériane, Daren, Léopol dans la furie des combats, dans un moment où les pages tournent sous vos doigts et où la réalité s\’efface autour de vous (pardon, Monsieur Ryuu, qui essayait de me parler dans ces moments-là x) ). Le tout sur fond d\’intrigues politiques comme j\’aime. La fin ouvre sur de nouvelles questions (j\’ai bien hâte d\’en savoir plus sur Neÿs notamment).
Et puis surtout, surtout, le meilleur pour la fin, Les Dieux Sauvages est à lire, parce que j\’y ai trouvé une héroïne digne de ce nom : forte, réellement ; buttée, débrouillarde, indomptable – et pourtant dégageant un brin de fragilité, d\’humanité. Une vraie héroïne comme j\’en ai rarement vu, surtout en fantasy, une vraie héroïne avec une vraie armure, une vraie personnalité, un vrai développement intéressant (à tel point que ma fille a failli porter son nom – sait-on jamais, si un jour elle a une soeur… ^^).
Bref. Vous l\’aurez compris, Les Dieux Sauvages, je le range dans l\’étagère de mes coups de coeur, aux côtés de Rois du Monde, de Jean-Philippe Jaworski, de Martyrs, d\’Olivier Peru. J\’attends la suite des aventures de Mériane avec grande impatience.
Coup de Coeur

Publié dans Fantasy, Jeunesse

Les âmes croisées – Pierre Bottero

Résumé : Nawel Helianthas vit à Jurilan, le royaume des douze cités. A dix-sept ans, elle est une jeune adolescente riche, prétentieuse et exigeante. Aspirante à l\’école de magie comme ses amis Philla et Ergaïl, elle doit choisir la caste correspondant à son rang social futur. Tout indique qu\’elle entrera, selon le désir de ses parents, chez les prestigieuses Robes Mages. Mais Nawel s\’intéerroge sur la voie qu\’elle doit suivre : après avoir involontairement provoqué la mort d\’une jeune femme et de son bébé, elle prend conscience de nombreux points qui lui posent question dans la vie bien organisée des Jurilans. Et peut-être bien que le choix qu\’elle effectuera à la fin de ses études ne sera pas celui que tout le monde attend…
Avis : Un livre qui m\’a longtemps fait envie. J\’ai lu un peu de Pierre Bottero, il y a longtemps. La quête d\’Ewilan, dont je ne garde que de vagues souvenirs, bien que pas désagréables. Les nombreux avis positifs que j\’ai pu lire sur Les âmes croisées m\’ont donné envie de me replonger dans un texte de cet auteur. 
La trame

La trame qui m\’avait donné envie m\’a intriguée au début. Une société organisée en castes, de la magie, des choses un peu mystérieuses, comme la caste des Armures, dont on ne sait, dans les premières pages, que très peu. Pourtant, et bien que le livre m\’ait réservé quelques passages intéressants, je n\’ai pu me départir d\’un sentiment de déception en tournant la dernière page. Non que le livre ait été mauvais, mais son déroulement m\’a plus d\’une fois désappointée. 
L\’histoire se passe très vite. Nawel apprend beaucoup de nouveaux éléments et change très vite, d\’état d\’esprit autant que physiquement. Le monde que développe l\’auteur est peut-être riche, mais on en perçoit très peu. Je crois que cela correspond en partie à ma déception : pas de grande finesse, on fait dans les grandes lignes et rapidement. Le monde est à peine esquissé ; on sent que l\’auteur veut en dire beaucoup… mais trop d\’un coup. Du coup, on a une foultitude d\’informations, mais survolées, et au final, ma représentation de Jurilan s\’est vite révélée floue, peu précise. Difficile de m\’en imprégner, difficile de m\’y investir. 
Les personnages

La aussi, désappointement. Les personnages sont un brin caricaturaux, et eux aussi trop rapidement esquissés pour m\’être attachée à eux. Le comportement de l\’héroïne est assez puéril. D\’ailleurs, j\’étais, tout le long du roman, persuadée qu\’elle et ses amis avaient 13-14 ans. Rapport aux relations avec ses parents, aux \ »crises\ » de colère qui faisaient très crises d\’adolescence. Jusqu\’à ce que j\’apprenne via la quatrième de couverture qu\’il avaient en réalité dix-sept ans… 
Ce décalage entre comportement et âge des protagonistes m\’a un peu perturbée. Rien ne colle vraiment, et j\’ai trouvé de ce côté-là quelque manque de crédibilité.
Le style

Encore désappointement. Pourtant j\’ai essayé ; comme je le disais au début, je croyais beaucoup dans cette lecture. Mais je n\’ai jamais réellement réussi à rentrer dedans. Pierre Bottero narre son histoire dans un style saccadé. Trop saccadé. C\’est dérangeant. Parfois lassant. Comme là. Comme je suis en train de le faire. A presque toutes les pages. 
Bref, vous l\’aurez compris, cette façon de faire avancer l\’histoire m\’a vite fatiguée. Ce genre de narration peut être intéressant pour faire claquer quelques phrases au moment opportun. Mais répété sans arrêt, la lecture en est parfois devenue presque désagréable. 
Certains passages frôlent le pathos : l\’auteur en fait dix fois trop avec l\’histoire de la jeune mère, des vilains parents et compagnie. Le tout sur fond de réflexions pas très fines sur le sens de la vie, les choix de chacun. J\’ai eu beaucoup de mal.
Le mot de la fin…

En somme, vous l\’aurez compris, j\’attendais beaucoup de ce livre, et j\’en suis ressortie un peu dubitative. Les idées de départ étaient très sympa, je n\’en disconviens pas. Mais je n\’ai pu, de toute ma lecture, laisser de côté ce sentiment d\’incrédibilité et d\’incohérence. Même si, en somme, la troisième et dernière (petite) partie rattrape (un peu) l\’ensemble, non, décidément, Les âmes croisées ne m\’a pas vraiment inspirée.

Bof…

Publié dans Fantasy

Eternité, tome 1 : Le prix d\’Alaya – Magali Ségura

Disponible poche : oui
Nombre de pages : 480

Résumé : Naslie est une simple sorcière Mineure. Pourtant, elle est l\’Elue. Les Dieux lui ont confié la graine de l\’Eternité, et elle a décidé d\’en faire don à sa terre, desséchée par le sel, où l\’eau est un précieux trésor. 
Neuf ans après son choix, elle craint toujours la vengeance de l\’Ancien, un puissant sorcier qui convoitait la graine d\’Eternité. Elle fuit sans cesse avec son fils Jelis, âgé de huit ans, qui ignore tout de ses origines. Décidé à retrouver son père et à réunir ses parents, l\’enfant fugue. Il ignore les périls qui le guettent : nombreux sont ceux qui pourraient vouloir sa mort, car son existence pourrait bien bouleverser l\’équilibre de son monde : il est le fruit des amours d\’une sorcière et d\’un guerrier, de la Magie et de l\’Acier. Deux puissances censées ne pas s\’apprécier.

Avis : A la base, c\’était Leïlan, de la même auteure, que je projetais de lire. Mais c\’est finalement Eternité qui a croisé ma route, le résumé et la couverture me plaisaient davantage (bien qu\’il soit contre mes habitude de céder aux sirènes éditoriales). C\’est finalement une lecture commune qui m\’a précipitée dans la lecture de cet ouvrage.

Alors, que dire ? Concernant les personnages quant à eux, sont assez inégaux. Les deux héros, Naslie et Yshem, sont un brin caricaturaux aussi bien physiquement que dans leur rôle de parents. De même que le luminis, nommé Babache, et son petit maître, Jelis. Les antagonismes entre les personnages sont trop marqués, et les personnalités manquent malheureusement de nuances. Ainsi, les gentils sont héroïques et emplis d\’abnégation, et les méchants sont pervers, cruels, malsains et sans pitié. Et quand l\’ensemble est trop manichéens, forcément, il manque au final une touche de réalisme et d\’humanité qui attente à la crédibilité des personnages. Pourtant, certains d\’entre eux sont fort sympathiques, notamment la vieille Anha et sa grande famille, ou encore certains guerriers de l\’Acier.

Vis-à-vis de la trame générale, l\’idée de base était bonne et pas trop mal imaginée, celle d\’un monde maudit par les dieux, et fondé sur l\’équilibre entre la Magie, et son contre, l\’Acier. La faune et la flore sont intéressants, de même que les paysages évoqués par l\’auteure, qui tire plusieurs fois des ficelles intéressantes. Mais sans toutefois les explorer jusqu\’au bout, et aboutit finalement à une histoire un brin dérisoire, celle d\’un enfant qui tente de réunir ses parents. Tout ça pour ça. Certains passages sont un peu tirés par les cheveux ; ainsi, on se demande pourquoi Naslie, condamnée à mort, traquée et garante de la sécurité de son enfant qu\’elle aime tant, déploie autant d\’énergie à retourner sur les lieux de son enfance, où elle sait que le danger mortel de ses frères haineux la guette. Tout ça pour clouer un scarabée sur la tombe de sa nourrice assassinée, et se retrouver dans un état de faiblesse qui lui permettra difficilement de se tirer de la poursuite.

Cet ensemble est porté par un style assez peu évocateur, qui se contente de narrer sobrement les aventures de Naslie, Yshem et Jelis. L\’auteure parvient tout de même à dépeindre des scènes intéressantes,  vivantes, crédibles du monde dans lequel évoluent les personnages. Malgré tout, le texte est parfois lourd, peine, traîne inutilement (le temps qu\’Yshem met à comprendre que Jelis est son fils est complètement caricatural), si bien que l\’aventure pédale souvent dans la mélasse et perd de temps en temps l\’attention du lecteur.

Au final, de quelques ratés résulte malheureusement un l\’ensemble au goût insipide, qui ne me donne pas spécialement envie de connaître la suite : malgré certaines qualités de son récit, l\’auteure n\’a pas su susciter chez moi un intérêt pour le devenir des personnages (sauf peut-être pour celui de Babache). Une aventure que j\’ai traversé sans éprouver de grandes émotions. Je ne déconseille pas, pas plus que je ne conseille. A lire lorsque l\’on ne sait vraiment pas quoi lire.

Bof…
Publié dans Coups de coeur, Fantastique, Fantasy, Nouvelles, Science-fiction

Le livre d\’or de la science-fiction – Roger Zelazny

Résumé : Ce Livre d\’or de la sciencefiction propose une anthologie de plusieurs nouvelles écrites par Roger Zelazny. Réunies et commentées par Marcel Thaon, ce recueil offre un large panel des sujets traités et des genres employés par Zelazny. 25 nouvelles à découvrir. 


Avis : Retour à mes premières amours : Roger Zelazny. Aussi bien pour les fans que pour ceux qui découvrent l\’auteur, ce Livre d\’or de la sciencefiction propose une très riche palette de ce que Zelazny était capable d\’écrire. Marcel Thaon met admirablement bien en lumière les différents textes : après une pré-face vraiment très intéressante pour qui souhaite connaître un peu mieux Zelazny et ses sources d\’inspiration, il introduit chaque nouvelle par un paragraphe succinct, qui éclaire à merveille le texte lors de la lecture. 
En dehors du travail de M. Thaon, le travail de Roger Zelazny himself. De l\’humour, de la science, de la poésie, de la réflexion, de l\’amour, à chaque texte son registre, toujours avec des mots et des phrases très simples, mais puissants et évocateurs. On s\’interroge tour à tour sur ce qu\’est un être-humain, sur la définition de l\’art, sur le savoir, ou encore sur l\’impact des actes sur d\’autres vies. 
Les connaisseurs reconnaîtront forcément des thèmes Zelazniens récurrents : l\’immortalité, la mythologie, la déification. Les premières aventures de Dilvish le Damné apparaissent, ainsi que les prémisses de ce qui sera le Cycle des Princes d\’Ambre. Quelques clins d\’oeil (comme toujours) à des auteurs et à des oeuvres à découvrir absolument pour ceux qui n\’auraient pas encore lu : Cordwainer Smith et Fredric Brown. 
Les nouvelles qui m\’ont le plus touchée / plu / fait rire : 
– La sangsue mécanique, une histoire de vampire pour le moins originale. 
– Clefs pour décembre, certainement la nouvelle que j\’ai trouvé la plus poétique. Qui pose également la question de l\’adaptation d\’un monde et d\’êtres à de nouvelles conditions de vie. Des créatures aux conditions de vie extrême tentent d\’adapter une planète à leur morphologie (à des degrés très bas). Ce faisant, ils entraînent l\’évolution et l\’accès à l\’intelligence d\’une espèce primitive… et assistent progressivement à la mort de cette espèce. 
– Le temps d\’un souffle, je m\’attarde, où un robot chargé d\’entretenir la Terre dans l\’espoir que les Hommes reviennent un jour tente de devenir Homme lui-même. 
– La fièvre du collectionneur, où le marcher de l\’art ramasse pour son grade à travers deux personneages qui décident un jour de devenir eux-même des oeuvres d\’art. 
– Thélinde chantait, avec ses accents de vieille héroïc-fantasy. 
Et toutes celles dont je n\’ai pas parlé. Un recueil à découvrir absolument. Merci, M. Thaon, pour la richesse et l\’habileté de mise en valeur de ces textes. Merci, M. Zelazny, pour vos textes toujours aussi prenants. 


Excellent