Publié dans Science-fiction

La désobéissante – Jennifer Murzeau


Résumé : Paris, 2050. Bulle découvre, catastrophée, qu\’elle est enceinte. Autour d\’elle, le monde est un naufrage. Sous des dômes, les plus riches se calfeutrent, ignorant les misérables qui se débattent audehors, rendus inutiles par l\’automatisation. Le chômage a atteint 70%, la violence envahit les rues. Les plus dociles gobent leur Exilnox, les yeux voilés par des implants connectés. Sur les holordis, les murs, partout, brillent les pubs et les flashs info anxiogènes. Alors un enfant, là-dedans… Pourtant le garder, c\’est refuser de se résigner. Avec une poignée de hackers, Bulle choisit la lutte.
Avis : Voici un ouvrage conseillé par une personne de mon entourage qui ne lit pratiquement pas de science-fiction, d\’une autrice que je ne connaissais pas du tout. Suspens donc, et curiosité.

Il s\’agit là d\’un texte d\’anticipation qui, de prime abord, propose un futur relativement noir, pollué, abîmé et en décrépitude. Le genre humain s\’est perdu dans les méandres du commerce et des industriels, de la publicité, du tout chimique. Le style d\’écriture, au début, paraît relativement maladroit. Le temps de narration et le déroulement m\’ont un peu dérangée. Au fur et à mesure de l\’avancée du récit cependant, soit que je me sois habituée, soit que le style de l\’autrice se soit affirmé, le récit coule de mieux en mieux.

Côté contenu, des personnages marquants, humains, ballotés par une société où le vivant et le social ne veulent plus dire grand-chose ; des humains animés par une certaine idée de ce qu\’est la vie, et qui se donnent les moyens de la vivre. Même à partir de rien.

J\’ai beaucoup aimé les réflexions et analyse de notre société que l\’autrice réalise à travers le prisme de ce récit de science-fiction. Beaucoup de choses qu\’elle évoque sont pratiquement déjà là, elle se contente juste de les imaginer demain. Les interrogations amorcées sont réellement intéressantes : pourquoi chaque génération accuse la précédente de ruiner leur environnement mais ne fait rien ? Pourquoi, dans un monde où l\’information est toujours accessible et où tout le monde est au courant (du réchauffement climatique, de l\’état de pollution, de l\’épuisement des ressources…), personne n\’agit ? Surtout alors que des solutions alternatives existent (zéro déchet, repair café, permaculture, …). Comment nous sommes-nous venus à nous enfermer ainsi ? Cherche-t-on à contrôler les gens, ou les gens sont-ils les acteurs d\’un contrôle que l\’on nous fait intérioriser ? Comment peut-on en arriver à une nourriture qui coûte toujours moins (et qui devient même gratuite dans cette histoire) ?

Pas vraiment de réponses, mais des pistes, des idées lancées avec une certaine justesse. Des questions qui peuvent paraître inquiétantes et étouffantes  lorsque l\’on regarde autour de soi ; et pourtant, c\’est avec une foi en l\’être humain, un regard positif que l\’autrice conclut son texte. Et ça fait du bien.

Une découverte très intéressante et enrichissante, à conseiller à toutes celles et ceux qui aimeraient imaginer un demain pas forcément tout noir.

       
C\’est du bon !

Publié dans Fantastique, Nouvelles

Anthologie Civilisations disparues – collectif

Résumé : Les siècles passent, les peuples aussi, mais restent dans les esprits. Leurs croyances hantent toujours la terre. Qui sont-ils vraiment ? La question demeure. Toutes ces cultures à demi ensevelies fascinent en nourrissant nos peurs les plus primales. Momie vengeresse, temple abandonné, talisman maudit, rituel du fond des âges ; autant de thématiques exploitées par les auteurs du fantastique.
Au détour d’événements aussi étranges qu’inquiétants s’éveilleront les Celtes d’Irlande et leur peuple légendaire, les Leuques gaulois, les Scythes, la magie vaudou, les guerriers Vikings, les curieuses statues de l’île de Pâques, les Étrusques, les Incas, la glorieuse Byzance, les Égyptiens et les Nabathéens.
Avis :  Le pari des éditions Luciférines était de proposer des nouvelles fantastiques contemporaines, et je dois dire que l\’idée de dépoussiérer un peu le genre est réussi. Il est vrai que pour ma part, je suis restée coincée du côté de Poe, Maupassant ou Théophile Gauthier, et la perspective de lire des textes récents appartenant à ce genre me plaisait bien. A la fin de chaque nouvelle, la civilisation qui a inspiré la nouvelle est présentée.
Un recueil que j\’ai apprécié d\’un bout à l\’autre à travers la diversité dont il fait preuve : diversité de styles et de formes, les nouvelles sont réussies, et sont parvenues à me faire renouer avec cette ambiance angoissante, parfois poisseuse, que j\’apprécie dans le fantastique. 
Bien sûr, j\’ai mes coups de coeur. Le sacrifié d\’El Plomo qui joue jusqu\’au bout le jeu : délire adolescent ou surnaturel dans le drame qui se joue ? Entre deux visage, court mais dont j\’ai beaucoup aimé le jeu par l\’intermédiaire du miroir. Erin et son ambiance forestière et proche de la nature, qui m\’a beaucoup fait penser au druidisme. L\’atmosphère de cette nouvelle, des esprit sauvages, m\’a beaucoup parlé. Les pourrisseurs et son ambiance glauque et hallucinée, un peu à la Lovecraft… mais en mieux (cela dit je le confesse, je n\’aime pas Lovecraft). Bährenhaftigkeit m\’a également beaucoup plu, déjà par le propos, mais aussi par la forme adoptée, celle de témoignages des protagonistes lors d\’une enquête, qui permet de ménager pas mal de surprise ; exercice réussi ! 
Les autres nouvelles sont très bien elles aussi, mais m\’ont un peu moins parlé. Même si la qualité de style et d\’imagination restent présentes. Découvrir de nouvelles plumes m\’a aussi fait beaucoup de bien (parce que, c\’est vrai, j\’ai tendance à rester un peu accrochée à ceux que j\’apprécie). Un très bon recueil, que je ne peux que conseiller à ceux qui aiment le genre.
C\’est du bon !
Publié dans Science-fiction

La Route – Cormac McCarthy

Résumé : L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie.
Avis : Voici un livre qui marque à vie. Un de ces livres qui grandissent humainement le lecteur, qui les bouleverse et les changent profondément. J\’ai cru que je regretterai cette lecture, tellement j\’ai lu et entendu de témoignages sur le mal-être qu\’elle induit. Mais au final, j\’ai plutôt l\’impression d\’en être sortie grandie.

Le fait que l\’on n\’ait pas de dialogue, pas de nom pour les personnages, aucune explication retranscrit bien cette idée d\’un monde passé, perdu, moribond depuis on ne sait combien de temps, qui disparaît lentement sous la cendre, dans un silence terrifiant.

D\’un bout à l\’autre on ne peut s\’empêcher de se demander : mais comment les personnages, cet homme, cet enfant, peuvent-ils vivre ? Combien de temps encore ? Comment peuvent-ils continuer ? Il n\’y a plus rien. Plus personne, plus de but, plus de vie. Et pourtant on ne peut s\’empêcher d\’admirer ces deux êtres qui ont la vie chevillée au corps et qui continuent à cheminer.

Tout ça, on ne peut s\’empêcher de le ramener à soit : qu\’est-ce que je ferais ? Aurais-je la force ? Et ce rapport constant à la perte du parent ou de l\’enfant (et en plus quand on est parent, je trouve ça encore plus angoissant – je ne suis pas sûre que ce livre aurait eu une telle portée sur moi quelques années en arrière).

Les personnages sont très forts, entre l\’homme qui avance, qui protège, qui préserve. Avec l\’enfant, son enfant, son garde-fou. Très certainement ce qui le raccroche à la vie, ce qui lui permet d\’avancer. C\’est encore l\’enfant qui l\’empêche de sombrer dans l\’inhumanité.

La chute est extraordinaire. Et, si elle apporte un brin de lumière sous toute cette cendre, je n\’ai pu m\’empêcher de la trouver d\’une mélancolie et d\’une tristesse abyssales. J\’en ai pleuré.

Un très, très chouette livre. Dont je garde la teneur profondément ancrée en moi, malgré tout le désespoir qui en découle. La vie est là.
A lire.
Coup de coeur

Publié dans Fantasy

Les Dieux Sauvages, tomes 1 & 2 – Lionel Davoust

 Tome 1 : La Messagère du Ciel
 Résumé : Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d\’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d\’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.

Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l\’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l\’espoir de tout un peuple.

Tome 2 : Le Verrou du Fleuve
Résumé : Le royaume de Rhovelle représente l\’ultime rempart contre l\’avancée de l\’armée démoniaque, mi-chair mi-machine, du dieu Aska. Au sein de la Rhovelle, une ville : Loered, dite le Verrou du Fleuve, qui contrôle l\’accès au fleuve sacré Aÿs. Qui contrôle Loered contrôle le fleuve ; qui contrôle le fleuve contrôle la Rhovelle.Mériane, la Messagère du Ciel, a difficilement rassemblé une colonne de ravitaillement à destination de Loered assiégée par les Askalites. Mais une femme, une serfe, une paria, n\’a pas voix au chapitre dans un monde d\’hommes, fût-elle l\’envoyée du grand dieu Wer. Et avant même de défier l\’Armée de la Nuit, il lui faudra conquérir le coeur de ses pairs, affrontant d\’un même ensemble les préjugés de tout un peuple et les pièges du dieu-démon. Sur la route du Verrou du Fleuve, son mythe s\’écrira avant tout dans le sang, la terreur et la peine.
Avis : Il est des livres qui, quand on les referme, vous ont inspiré tellement de choses que vous ne savez ni par où commencer, ni comment traduire en mots tous les sentiments qui ont bouillonné en vous pendant la lecture. C\’est pour cela que je n\’ai jamais chroniqué le tome 1 des Dieux Sauvages. Je viens ce jour de tourner – à mon grand regret – la dernière page du tome 2, et je me dis que je ne peux pas ne pas parler de cette chouette saga. 
Car Les Dieux Sauvages, c\’est pour moi actuellement une des meilleures sagas de fantasy actuelles. J\’avais découvert Evanégyre à travers La Volonté du Dragon quelques années auparavant, et j\’ai été totalement séduite par l\’univers, l\’artech et ce que nous en faisait apercevoir Lionel Davoust. J\’ai été plus que ravie de redécouvrir cet univers à travers les aventures de Mériane.
Comment décrire ce que j\’ai ressenti lors de cette lecture ? Jubilation devant cet univers mi-fantasy mi-post-apo, devant ces histoires d\’Anomalies, d\’animaux dangereusement corrompus par une magie ancienne, de dieux guerriers. Fascination et angoisse face aux créations bien flippantes d\’Aska, de Daphn et de Ganner. Car ce qui se dégage des Dieux Sauvages, c\’est une ambiance noire, glaçante, qui prend aux tripes, et des temps de suspens aux limites du supportable. Mais le coup très fort, c\’est que l\’auteur sait parfois glisser quelques facéties qui viennent détendre un peu l\’atmosphère (le dieu Wer qui s\’écrie \ »grâce de Moi-même\ » m\’a plus d\’une fois fait ricaner). 
Les premières pages du premier tome mettent un peu de temps à brosser le décor, mais ce n\’est que pour mieux nous y plonger. Les personnages sont particulièrement bien campés ; de la buttée Mériane à Léopol, Croisé de Wer particulièrement à cheval sur la foi ; du suave mais inquiétant Ganner à la sadique Daphn ; du sympathique Luhac de Rovelle à la courageuse Izara ; des gentils aux méchants, le lecteur s\’attache aux pas de chacun.e avec plaisir, curiosité, répugnance parfois (aaah Daphn, combien de fois j\’ai été à la fois pressée, horrifiée et en même temps fascinée de lire ses chapitres…).
Là où le tome 1 narre les débuts de Mériane en tant que Messagère, le tome 2 raconte la défense du Verrou du Fleuve, ville d\’une importance capitale. Il s\’agit donc du récit d\’un siège et d\’une bataille. L\’espace d\’un moment je me suis sentie comme quand j\’étais gamine, lorsque je lisais avec fébrilité les préparatifs de bataille du Rohan et du Gondor avant la bataille de la Porte Noire : rongeage d\’ongles et excitation totale dans l\’attente du moment M. Et un moment qui défouraille, qui vous embarque, qui vous entraîne aux côtés de Mériane, Daren, Léopol dans la furie des combats, dans un moment où les pages tournent sous vos doigts et où la réalité s\’efface autour de vous (pardon, Monsieur Ryuu, qui essayait de me parler dans ces moments-là x) ). Le tout sur fond d\’intrigues politiques comme j\’aime. La fin ouvre sur de nouvelles questions (j\’ai bien hâte d\’en savoir plus sur Neÿs notamment).
Et puis surtout, surtout, le meilleur pour la fin, Les Dieux Sauvages est à lire, parce que j\’y ai trouvé une héroïne digne de ce nom : forte, réellement ; buttée, débrouillarde, indomptable – et pourtant dégageant un brin de fragilité, d\’humanité. Une vraie héroïne comme j\’en ai rarement vu, surtout en fantasy, une vraie héroïne avec une vraie armure, une vraie personnalité, un vrai développement intéressant (à tel point que ma fille a failli porter son nom – sait-on jamais, si un jour elle a une soeur… ^^).
Bref. Vous l\’aurez compris, Les Dieux Sauvages, je le range dans l\’étagère de mes coups de coeur, aux côtés de Rois du Monde, de Jean-Philippe Jaworski, de Martyrs, d\’Olivier Peru. J\’attends la suite des aventures de Mériane avec grande impatience.
Coup de Coeur

Publié dans Science-fiction

Silo – Hugh Howey

Résumé : Dans un futur post-apocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s\’inscrire à une loterie, et les ticket de naissance ne sont distribués que lorsqu\’un vivant décède et libère une place pour une nouvelle vie. Les citoyens qui enfreignent les lois sont envoyés à l\’extérieur du silo, extérieur mortel pour toute vie, balayé par des vents toxiques. Bientôt, les rouages bien huilés du silo se mettent pourtant bientôt à grincer : certaines personnes commencent à penser que les dirigeants leurs mentent quant à ce qui se passe à l\’extérieur. Et quand la révolte gronde dans un espace clos, les événements deviennent vite dangereux…

Avis : Un bouquin acheté il y a quelques années, au moment de sa sortie. Le résumé Acte Sud ne me disait pas grand-chose, mais sur internet, quelques avis positifs émergeaient. Curieuse, j\’ai donc tenté la lecture (même si ç\’a été des années après…).
Trame 

Dans son ensemble, Silo n\’est pas le livre qui brille par une grande originalité de scénario. En effet, pour qui est habitué au genre SF et a un peu traîné ses guêtres du côté du post-apo, Silo présentera le très classique schéma d\’un huis-clos où les survivants commencent à se poser des questions quant aux personnes qui les dirigent. Complots, histoires d\’amour, visite d\’une organisation bien huilée pour garantir la survie et la docilité de ses habitants, tout y est. Silo n\’est donc pas LE roman qui m\’a marqué. Il se lit aisément, plaisamment, mais n\’est pas spécialement transcendant dans son propos.
En revanche, ce qui m\’a plu ç\’a été la description des relations humaines. L\’auteur est plutôt fin de ce côté-là, et propose quelques passages vraiment beaux et intéressants. Deux histoires d\’amour émergent, et surprise : en plus de ne pas envahir le paysage, elles sont joliment décrites, discrètes, et apportent un vrai plus à l\’ensemble. 
Un autre point très plaisant : la découverte du silo et de son organisation. L\’auteur a imaginé une organisation très précise, et la découvrir avec les personnages est à la fois plaisant et effrayant quand l\’on regarde notre monde. D\’autre part, cette découverte du silo donne lieu à des moments d\’exploration, plus loin dans le roman, en compagnie de Juliette, l\’héroïne principale, et la visite en devient vite haletante, voire étouffante (je n\’en dit pas plus, ce serait vous gâcher la suite 😉 ).

Les personnages

Les personnages, à l\’instar du scénario, comportent du bon et du moins bon. L\’auteur en développe plusieurs, tous intéressants, mais pas avec la même profondeur. Du coup, on en lâche certains, d\’autres sont à peine esquissés. Je pense notamment aux personnes des machines comme Shirly, Courtnee, Walker ou Knox, qui ont des rôles très forts, mais qui malheureusement n\’ont pas été travaillés de sorte à ce que le lecteur les prenne réellement en affection. Certains personnages sont très intéressants, mais font de trop courtes apparitions, comme Jahns ou  Scottie. 
En revanche, j\’ai beaucoup aimé le personnage de Juliette, dite Jules, une nana des Machines, sorte de McGyver qui peut tout réparer, au tempérament fort, et qui a une poigne suffisamment forte pour prendre les événements en main. Un personnage féminin comme on en voit peu (et Jahns était dans cette ligne), et que l\’on aimerait voir plus souvent. 
Le style

Là en revanche, l\’écriture pèche un peu à mon goût, notamment sur la longueur. Le livre est assez épais, et sur un huis-clos comme celui-ci, jouer à fond la carte du suspens aurait été tout indiqué pour donner un thriller pêchu. Non que je recherche l\’action à tout prix ; j\’apprécie les textes contemplatifs. Mais là, l\’auteur ne peut s\’empêcher d\’associer le lecteur à un point de vue presque omniscient, et c\’est dommage. Au lieu de découvrir certains rebondissements avec les personnages et de vibrer avec eux, le lecteur attentif aura de nombreux détails et indices à l\’avance, cassant ainsi l\’effet de surprise. Et là où jouer le suspens aurait permis de donner un rythme, le procédé utilisé installe plutôt des longueurs, qui donne un texte au rythme très en dents de scie. Et c\’est dommage, parce que tous les ingrédients d\’un post-apo énergique étaient au rendez-vous…
Le mot de la fin : Au final, Silo fut une aventure distrayante. Agréable mais sans plus. Là où je m\’attendais à la \ »révélation\ » promise en 4e de couverture, j\’ai plutôt lu un divertissement agréable. Même si j\’ai apprécié, mon impression finale aura plutôt été celle d\’un soufflé qui se dégonfle. 
Pas mal…