Publié dans Fantasy

Thécel – Léo Henry

De quoi ça parle ?

À Thecel, Moïra et son frère, Aslander, coulent des jours heureux au Palais, dont ils connaissent tous les recoins par cœur. Leur père est à la tête de l’Empire des Sicles et, même si l’on évoque des combats sporadiques aux frontières, la paix et la concorde règnent.

Pourtant d’inquiétantes rumeurs courent : l’Empereur serait au plus mal et, s’il venait à mourir, Aslander, son seul héritier mâle, pourrait ne pas être en mesure de prendre sa succession. Serait-ce la fin de la dynastie et, pire, la chute de l’Empire ? Et que deviendrait alors Moïra ?

Et c’est bien ?

Une excellente lecture qui m’inquiétait un peu par ses retours mitigés, même si je me doutait bien, ne serait-ce que parce que j’ai vu l’auteur conseillé par Alain Damasio, que l’on serait ici sur un livre qui sort des cases habituelles. C’est donc poussée par la curiosité que je me suis laissée tenter par cette lecture.

La première chose qui me vient à l’esprit concernant Thécel, c’est qu’on est en présence d’une fantasy qui ne ronronne pas dans ses codes bien rodés, que l’auteur s’applique à ne pas reprendre. J’ai subodoré un parti pris, confirmé par la suite en lisant une interview de Léo Henry qui précise que certains clichés de fantasy lui posent problème, et ça fait du bien de lire un livre qui secoue un peu un genre mine de rien très codifié.

J’ai apprécié le fait que l’on ne s’étale pas sur des kilomètres de description du fonctionnement d’un monde, c’est un travers qui me pèse depuis quelques années dans le genre, et qui a terme m’a davantage rapproché de la science-fiction.

Dans ce récit, j’ai trouvé une ode à l’Autre dans toutes ses différences, une ode aux changements et aux bouleversements qui nous enrichissent et nous gardent d’un empoussièrement figé – élément que j’ai, forcément, trouvé bienvenu concernant le genre.

Le travail autour des cartes, de la magie, le principe qui régit le monde (dont je ne dévoile rien, mais c’est très intéressant ^^), les images et métaphores employées par l’auteur, donnent une fantasy poétique, agréable, qui peut parfois tomber dans un questionnement philosophique – sans grand laïus ; c’est quasiment un conte, à chacun.e d’y voir ce qu’il y voit.

En ce qui me concerne, c’est une brillante réussite, un texte qui secoue le cocotier et propose un peu de fraîcheur dans un genre que je trouve souvent poussiéreux. Je compte bien aller voir les autres ouvrages de l’auteur.

Note : 5 sur 5.

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