Publié dans Fantasy

Poudremages, tome 1 : La promesse du sang – Brian McClellan

De quoi ça parle ?

Au lendemain de son coup d’état, le marshal Tamas a rétabli le calme dans son nouveau royaume. Il a fait exécuter les aristocrates corrompus et a nourri le peuple affamé. Mais sa prise de pouvoir a déclenché une guerre avec les Neuf Nations. Assiégé de l’extérieur, menacé par des royalistes fanatiques et par ses anciens alliés, Tamas devra faire appelle aux derniers mages de la poudre et reprendre les armes pour préserver la paix. Mais alors que les menaces se font plus pressantes, le peuple murmure des prophéties de mort et de destruction, de dieux s’éveillant pour marcher parmi les hommes…

Et c’est bien ?

Lu dans le cadre d’une lecture commune, je l’ai traîné sur une bonne moitié de mois comme un boulet et refermé avec soulagement. Inutile de dire donc, que ce fut un gros flop.

Premier empêchement d’immersion : le style que j’ai trouvé très plat. L’auteur se dit diplômé d’une école d’écriture, et en regard de ce que j’ai lu, malheureusement cela ne m’étonne pas. L’ensemble est très scolaire, froidement efficace. On sent que l’auteur s’applique sans s’effacer, on le voit suer sur sa feuille pour décrire « comme il faut ». Cela occasionne des paragraphes assez particuliers où les lapalissades s’enchaînent, sans relief ni vecteur d’aucune émotion.

Il en va de même pour l’univers. L’auteur se donne à fond pour faire original. En soi ce n’est pas un mal, mais on sent un effet « je veux faire du jamais vu ». Le jamais vu devient une magie basée sur les armes à feu assez peu crédible où les personnages sniffent de la poudre. Tout est construit. Trop. On croirait voir des Lego empilés et pas une histoire qui coule de source. Le worldbuilding prend beaucoup de place et on devine, derrière, les fiches bien ordonnées.

Les motivations des personnages font tout aussi artificielles. Elles sont présentes mais ne m’ont guère convaincue et paraissent plaquées sur des personnages dont la psyché un peu travaillée est inexistante. En prime on a des passages qui m’ont laissé un goût de Révolution fantasmée version US, de passages historiques mal remâchés. Les scènes d’action sont mécaniques et s’étalent façon blockbuster ; ça en jette et ça explose beaucoup, avec des pirouettes et compagnie. Les différents personnages m’ont paru fade et pour certains ridicules, mention spéciale à Taniel « ouin ouin j’en veux à mon père pour absolument tout, c’est un gros relou ». Pour un gars censé être adulte j’ai eu l’impression de voir un ado en pleine crise de remise en cause parentale.

Les scènes censées donner du réalisme au bouquin m’ont juste barbée. Des petites phrases genre « il est tant de déféquer » (vous avez vu, mon perso a de vraies préoccupations comme une vraie personne, oho), ou des passages cuisine, tout fleure la technique d’écriture sagement appliquée.

Il est arrivé un stade où je n’en pouvais littéralement plus de cette lecture. Mais le pire, c’est qu’en cours de route, je me suis rendu compte de ce qui coinçait et pourquoi ça me soulait autant : j’ai essayé d’ouvrir un Sanderson il y a quelques temps, que j’ai refermé viteuf ; les reproches que je fais à Poudremages sont finalement quasiment les mêmes que ceux que je fais à Sanderson. Une fantasy patiemment construite mais lourde et sans subtilité, modelée avec application mais sans la petite étincelle qui fait que l’auteur, les ficelles et les rouages de l’écriture s’effacent devant la magie de l’aventure.

Note : 0.5 sur 5.

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