Publié dans Fantastique

Into the Deep – Sophie Griselle

De quoi ça parle ?

À plus de onze mille mètres de fond, la fosse océanique des Mariannes, au large de l’océan Pacifique : l’endroit le plus profond sur Terre…

C’est là que Sam Luzarche, jeune océanologue, découvre une créature qui pourrait bien remettre en question tout ce qu’il croyait savoir sur la science, sur les fonds marins et, en définitive, sur lui-même.

Et c’est bien ?

Une lecture au hasard puisque proposé en lecture commune par des copains. J’ai découvert le livre ainsi que l’autrice, que je ne connaissais pas, interrogative car chez Snag, j’ai eu aussi bien des flops que de très bonnes lectures.

Au vu du titre et de la couverture, zéro surprise, on parle d’eau, et notamment de l’océan. Le première chose qui m’a frappée et que je retiens du roman, c’est la plume de Sophie Griselle. Les descriptions et les passages narratifs sont une vraie réussite ; et comme les protagonistes, on est immergé. Le vertige des profondeur, je l’ai quasiment éprouvé à la lecture et c’est une réelle qualité du livre.

En revanche, je suis sortie du livre mitigée pour plusieurs raisons, certaines « à cause du livre », d’autres pour des raisons plus personnelles. Pour rester dans la thématique du style, autant j’ai adoré le narratif de l’autrice, autant je n’ai pas aimé du tout les dialogues, que j’ai trouvés très mécaniques et artificiels. C’est aussi pour cette raison, je pense, que j’ai eu beaucoup de mal à apprécier certains personnages.

Au-delà du côté exécrable de beaucoup d’entre eux, pas mal d’éléments tournent autour du héros, Sam. Et comme c’est l’histoire de Sam, l’histoire se construit autour de lui, parfois même un peu trop, notamment Ophélie. Ophélie, la petite amie pleine d’abnégation, sa bonne conscience, qui à force finit par ressembler à un protagoniste tapisserie qui ne sert que de contrepoint au personnage principal et à mettre en lumière ses failles. C’est fort dommage, car Ophélie, on s’y attache vite (au milieu de tout les olibrius qui gravitent dans le texte en même temps, ce n’est guère difficile), et son développement m’a vraiment laissée sur ma fin.

Côté histoire, pas mal de points intéressants : le surnaturel vu sous le prisme du scientifique est très intéressant, même si je regrette beaucoup que les questions éthiques arrivent si tard, et que des personnes en tête de missions du CNRS s’en posent si peu. Il y a de la matière et Sophie Griselle nous sert une histoire consistante et construite. Je ne suis pas renseignée sur son parcours, néanmoins je pense, au vu du texte, qu’elle connaît le monde de la recherche.

Côté choses qui coincent, on a pas mal de drama. Un peu, c’est bien, trop en revanche, ça finit par fatiguer. Entre un antagoniste particulièrement gratiné à travers papa Luzarche et des personnages bourrés de failles psychologiques qui changent d’avis comme de chemise, ça finit par faire beaucoup, encore plus, à nouveau, en regard des responsabilités qu’ils ont. Les idées étaient bonnes mais je n’ai pas adhéré à la façon dont l’autrice les a mises en scène.

En soi, une lecture en demie teinte, ambitieuse et riche, mais dont le développement a fini par me fatiguer. Ceci dit je dois admettre que, même si la fin est attendue, l’épilogue qui ramène de l’apaisement était plutôt réussi, et le bouquet final plutôt réussi en matière de dynamique d’écriture. Une autrice dont je lirai sûrement d’autres textes, même si ce texte m’a moyennement plu.

Note : 3 sur 5.

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