Publié dans Jeunesse, Science-fiction, Young Adult

Cinder, tome 1 – Marissa Meyer

De quoi ça parle ?

À New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. À seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !

Et c’est bien ?

Une réécriture du conte Cendrillon sauce science-fiction, autant dire que ça m’intriguait. C’est par pur esprit de curiosité que j’y ai plongé, eeeeet ce n’est pas si mal.

D’emblée, j’ai bien aimé l’univers post-apo développé. Une société où la pauvreté et la richesse sont exacerbées, une cybernétique développée au point de pouvoir remplacer des membres de manière courante, une maladie contre laquelle il faut lutter… dans les images qui me venaient en tête, ces éléments ajoutés à l’environnement pauvre et crasseux dans lequel vit Cinder n’a pas été sans me remettre en tête Kuzutetsu, la décharge dans laquelle vit Gally, le personnage principal du très bon manga Gunnm de Yukito Kishiro. Côté décors donc, on a quelque chose de crédible, de développé, et le style de l’autrice fait le job, on imagine bien ce qu’elle a en tête.

Côté héroïne, j’ai bien aimé sortir un peu du lot : une Cinder mécanicienne, les mains dans le cambouis, bricoleuse et pas paillette pour deux ronds. Cool.

Là où il y a le plus d’éléments qui m’ont gênée en fait, c’est quand il s’est agi de rappeler le conte au lecteur, et où à mon sens l’autrice manque le coche à plusieurs reprises. L’élément des Lunaires, peuple cruel venu de la Lune, m’a paru un peu téléporté sur place pour introduire LA révélation du roman, révélation aussi subtile qu’un Mûmakil au milieu d’artefacts elfes ; à peine évoqués certains fils narratifs qu’on devine sans peine ce qui va arriver. La méchante marâtre est méchante, certes comme dans le conte, mais j’aurais aimé que l’autrice développe le moteur de cette méchanceté. On a ici une méchante méchante, et c’est un peu léger à mon sens. On n’est pas dans un conte, un texte court à portée morale comme l’histoire initiale, mais dans un récit, qui plus est un récit long, et travailler ces aspects un peu plus subtilement, voire travailler dessus tout court pour les intégrer au mieux au récit aurait été plus intéressant.

L’élément du conte que Marissa Meyer a, à mon sens, plutôt réussi, est celui de la romance. J’étais hérissée à l’avance, fan que je suis des histoires d’amour (non), et cet aspect a été parfaitement lissé et introduit dans ce que l’autrice développe.

En somme, je trouve que tous les éléments nouveaux imaginés par l’autrice sont vraiment très bien, intéressants, racontés de manière à donner envie, dans un univers et une atmosphère dressés avec talent. Les péripéties et le déroulé sont plutôt addictifs. Mon regret tient surtout à ce que les éléments du contes n’aient pas été mieux fondus dans le décors. Néanmoins cela reste une bonne lecture, plaisante et qui m’a donné envie de lire les suites. A suivre donc.

A lire si vous recherchez
– un mélange atypique conte de fée et science-fiction
– des cyborgs et du post-apo
– une lecture facile et addictive

Note : 4 sur 5.

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