Publié dans Fantasy

Fils-des-Brumes, tome 1 : L\’Empire Ultime – Brandon Sanderson

Résumé : La jeune Vin ne connait de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de 1000 ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux. Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.

Avis : Après avoir lu Elantriss et après avoir été encouragée à découvrir les systèmes de magie d\’un auteur que je connais mal malgré sa renommée, j\’ai fait un petit détour par L\’empire Ultime dans le cadre d\’une lecture commune.

Alors que dire ? Je sais que j\’ai tendance à en attendre beaucoup des ouvrages et auteurices dont j\’entends souvent parler. Parfois même peut-être trop. Si, ici, cette lecture n\’a pas été désagréable, j\’en ressors néanmoins un sentiment de lourdeur.

J\’ai eu du mal à m\’attacher aux personnages. Trois d\’entre eux sont mis particulièrement sur le devant de la scène : Vin, la jeune adolescente, Kelsier, le fils-des-brumes qui lui sert de mentor, et Sazed, un personnage appartenant au peuple déclinant et mystérieux des terrisiens. Le personnage de Vin est au départ relativement pitoyable et agaçant. Heureusement, l\’auteur la fait évoluer de manière intéressante et on s\’y attache. Sazed conserve son mystère durant une bonne partie du livre et est plutôt sympathique. Quant à Kelsier… mon avis reste ambivalent : s\’il est plutôt plaisant à découvrir au début, son évolution reste assez improbable, il devient agaçant, et surtout, l\’auteur nous le décrit comme charismatique alors que mon ressenti de lecture a été complètement en décalage avec cet aspect.

Les autres personnages relativement proches de ces personnages font des apparitions, sont sommairement présentées mais n\’ont pas eu assez d\’épaisseur à mon goût pour que le lecteur s\’y attache. Pas de personnage secondaire réellement fort, à part peut-être Elend Venture, mais dont le devenir reste pas mal cliché. Les méchants, quant à eux, sont très méchants.

L\’histoire en elle-même est agréable, mais relativement convenue. Beaucoup de ficelles et de retournements de situation sont assez gros et déjà vus. Je dois cependant convenir que la fin m\’a surprise, plutôt agréablement. La magie décrite ne m\’a pas particulièrement défrisée, d\’autant moins que j\’ai trouvé l\’auteur trop lourdement pédagogique sur le sujet. Si on est attentif, il est aisé de deviner les ficelles dès que l\’auteur évoque ses métaux. Qu\’il soit insisté aussi lourdement sur l\’apprentissage de Vin auprès de personnages spécialisés en telle magie, de manière régulière, m\’a paru très lourd.

L\’expression de cette magie m\’a été difficile à appréhender, surtout dans la manière dont l\’auteur la décrit. On brûle du métal, et côté vocabulaire sur cet aspect, c\’est très pauvre, on tourne toujours sur les mêmes phrases schématiques. Au bout de 900 pages, cet aspect devient lassant.

La narration, enfin, m\’a paru contribuer à la lourdeur générale. On sent les grosses ficelles qui charpentent l\’ouvrage, les procédés appliqués. Certains schémas sont particulièrement éculés, et je ne parle pas ici du fait que j\’aurais l\’habitude de lire de la fantasy, mais d\’éléments que l\’on retrouve facilement dans le cahier des charges de films grands publics. C\’est sympa, ça se laisse regarder / lire, mais en termes d\’originalité et de satisfaction, j\’ai trouvé cela assez pauvre.

Dans l\’ensemble donc, de bonnes idées à travers les terrisiens, toute la mythologie autour du vilain, le Seigneur Maître, Vin qui tente de s\’infiltrer chez les nobles… Mais le tout est enrobé trop lourdement à mon goût. Si je dois résumer schématiquement mon ressenti du livre : le début n\’en finit pas de démarrer, et passer plusieurs centaines de pages à lire des réunions (j\’en ai pas déjà assez au taff :p ), le milieu noie les passages intéressants dans beaucoup de passages qui m\’ont paru inutiles, les dernières 150 pages, enfin, donnent un rythme plus intéressant. En somme, 900 pages pour tout ça me paraît clairement de trop. Malgré ses quelques défauts, j\’avais trouvé Elantriss plus intéressant, pour L\’Empire Ultime j\’ai eu le sentiment que l\’auteur essayait de reprendre la même recette – j\’ai trouvé pas mal de similarités dans les schémas de déroulement de l\’histoire – , mais que l\’exercice a été ici beaucoup plus laborieux.

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