Publié dans Fantastique, Nouvelles

L\’autre moitié du ciel, Sara Doke

Résumé : L’autre moitié du ciel donne la parole à celles que les mythes ont oubliées et pose les fondations d’un matriarcat imaginaire. Ici, les Princesses ne se morfondent pas en attendant le Prince Charmant, elles ont leurs propres combats à mener, à gagner. Ce sont des héroïnes. Des filles. Des femmes. Des mères. Des sorcières. Des guerrières…
Et toujours des rebelles.

Avis : L\’autre moitié du ciel est un recueil de nouvelles féministes, mettant en scène des femmes, leur vie, leur combat. Le panel de textes proposé et les tons abordés sont variés, les thèmes le sont aussi. Tous les textes ne m\’ont pas forcément parlé et je ressors de cette lecture plutôt mitigée.

Si je ne devais parler que d\’une nouvelle, ce serait sûrement de la première, La femme du miroir. Peu importe mon ressenti général sur le recueil, je ne regrette absolument pas de l\’avoir lu, rien que pour ce texte. Ce dernier est très court, à peine quelques pages, mais il a trouvé en moi un écho et je dois dire que cette lecture m\’a bouleversée.

Il met en scène une femme et son reflet, et donne lieu à toute une observation, toute une réflexion sur le corps. On s\’en détache, on s\’observe. Le corps devient un autre personnage, une autre entité. Sont abordés les injonctions qui pèsent sur le corps d\’une femme, le poids de son regard, le poids de celui des autres, de leurs réflexions ; le fait d\’aimer – ou non – son corps, et la force que l\’on peu en retirer.

Ce texte a résonné très fort en moi pour de nombreuses raisons, et je pense que c\’est un texte-baume à faire lire à toutes les femmes. C\’est une ode au corps, une ode à soi-même, une ode au véhicule de notre âme. J\’en ai été véritablement chamboulée.

Si les autres nouvelles sont sympathiques, elles m\’ont beaucoup moins plus pour des raisons variées. De quelques unes ressort une forte impression onirique, une narration qui plonge le lecteur dans du coton, une brume, un côté un peu mystique avec pas mal de références aux mythes. C\’est le genre de narration qui me perd, souvent, car mon esprit s\’égare et se détache complètement de ce qui est raconté, j\’en perds le fil, et par la même occasion l\’intérêt que je pourrais porter au texte.

D\’autres textes sont plus terre-à-terre, mais leur longueur ou la manière dont les thèmes sont abordés m\’ont laissée sur ma faim. J\’aurais aimé davantage \ »à manger\ » sur les réflexions posées, même si en général les textes en eux-mêmes sont assez drôles (et souvent un brin cyniques).

En soi je ne ressors par transcendée de cette lecture. Par contre, si l\’occasion s\’offre à vous, lisez La femme du miroir.

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