Publié dans Fantasy, Jeunesse

Oscar Pill, tome 1 : La révélation des Médicus – Eli Anderson

Résumé : À douze ans, Oscar Pill, qui vit avec sa mère et son excentrique sœur, apprend qu’il est le fils d’un célèbre Médicus, et qu’il a hérité de ses dons. Il doit alors les perfectionner à Cumides Circle, vénérable demeure où règne la magie, car pour devenir un vrai Médicus, il devra voyager à travers le corps humain et en rapporter des trophées. C’est le début d’un fascinant périple à travers le corps : montagnes gigantesques, océans profonds, peuples extraordinaires, éléments déchainés, guerres terribles, et aussi amitiés indestructibles. Mais ces expéditions vont s’avérer plus difficiles que prévu … Car un terrible danger menace : les Pathologus, ennemis héréditaires attaquent …



Avis : Après avoir lu plusieurs critiques enthousiastes sur les aventures du jeune Médicus, Oscar Pill, j\’ai été tentée d\’aller y jeter un oeil. Eli Anderson met en scène l\’apprentissage de son personnage, âgé de 13 ans, déterminé à suivre les traces de son père.

Ce premier tome n\’est pas dénué d\’intérêt, ni de qualités, mais souffre malgré tout de quelques travers. Le premier des reproches à faire à cette aventure d\’Oscar Pill est contenue dans la critique de 20 minutes citée comme accroche en quatrième de couverture : « Après Harry le sorcier, Oscar le Médicus ». Et c\’est bien là le problème ; si Eli Anderson parvient à introduire des éléments personnels et intéressants dans son récit, on a parfois trop souvent la sensation qu\’il fait aussi dans le « post-Harry Potter », en essayant de réinventer l\’apprentissage d\’un petit sorcier. Des deux copains aux idées loufoques au Grand Chef des méchants en train de réapparaître, en passant par deux amis indéfectibles (un garçon, une fille passant leur temps à se chamailler), un rival très teigneux dont le père paraît suspect, et un Grand Gentil bienveillant et puissant, certains points communs se retrouvent jusque dans la structure de l\’histoire.

Autre gros défaut : la façon dont l\’auteur construit son histoire. Le roman tient certes la route jusqu\’au bout, mais fourmille de petits décalages ou défauts qui ne cessent d\’agacer le lecteur. Les méchants ont la bonne idée de se signaler aux gentils dès qu\’ils entrent en scène : ils sont habillés en noir et rouge, là où les héros sont habillés en vert sapin. Les Médicus sont une organisation secrète qui estampille toutes ses possessions de « M », jusqu\’au appui-têtes de leurs voitures. Certains aspects de l\’histoire font un peu trop jeu vidéo. L\’auteur tente d\’attirer maladroitement l\’attention du lecteur sur des choses trèèèès importantes, mais détourne sans le vouloir l\’attention sur d\’autres éléments de l\’histoire. Par exemple, la première chose sur laquelle j\’ai eu envie d\’en savoir plus a été le cinquième Univers (Cérébra, le cerveau) et l\’animosité de Fletcher Worm (oui, on a aussi un professeur teigneux envers le héros). Durant tout le bouquin, l\’auteur s\’acharne à ce qu\’Oscar veuille absolument savoir comment son père est mort, alors qu\’a priori, il n\’a aucune raison de le vouloir : on lui apprend dès le début qu\’il est mort en tuant le Grand Méchant. Du coup, Eli Anderson casse lui-même son suspens en tentant d\’attirer artificiellement l\’attention du lecteur, qui du coup sait qu\’un truc important va survenir concernant ce fil de l\’histoire.

Ces deux points sont certainement les deux gros défauts du livres. Pour autant, le concept du voyage dans le corps est intéressant. Les personnages sont attachants, notamment Oscar, sa soeur, Violette, leur mère, et Mrs Withers, son « enseignante ». En revanche, je n\’ai pas réussi à vraiment accrocher à Valentine et Lawrence, ou Jérémy et Barth, ses amis. L\’aventure est régulièrement parsemée de petit passages assez drôles, teintés d\’humour anglais, et le côté loufoque de Violette m\’a vraiment séduite. Pour le coup, on sent le côté Luna Lovegood réussi (c\’était d\’autant plus facile que je n\’aime justement pas Luna Lovegood). Entre les « carrés-à-ne-regarder-qu\’une-chose » ou le fait de plonger dans une piscine pour voir « si c\’est mouillé jusqu\’au fond », j\’ai tout de suite apprécié la fillette, qui a su plus d\’une fois me laisser échapper un petit rire.

Le déroulement de l\’aventure est plaisant et plutôt addictif malgré ses défauts, qui ne sont pas suffisamment agaçants pour faire tomber le livre des mains. Je dois dire que je n\’ai pas lâché l\’ouvrage et son côté bon enfant une fois entrée dedans, et c\’est plutôt positif.

Un roman sympathique, à faire découvrir à tout le monde.  



Appréciation

Sympa…

Challenge des 52 semaine : 5/11 (25. Un talisman)


Un commentaire sur « Oscar Pill, tome 1 : La révélation des Médicus – Eli Anderson »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s